Ecurie de groupe

Trot Changement de la répartition des allocations

logo-le-parisienSi Jean-Paul Marmion a été la grand vainqueur de la journée de samedi dernier à Vincennes, au cours de laquelle TEMPETE d’AZUR et TALICIA BELLA se sont imposées et ont enrichi de 57 600 € le capital de son écurie, le professionnel angevin déplore une perte de 6 400 € depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle répartition des allocations.

En effet, depuis le 3 mars, le pourcentage alloué au vainqueur est tombé de 50 à 45 %, tandis que le différentiel a été concentré sur les 3e (+ 1 %), 4e et 5e places ( + 2 %). « C’est une prime à la médiocrité », déplore Jean-Paul Marmion.

Président du Trot, Dominique de Bellaigue explique ce choix : « Dans un contexte difficile, cette décision a comme objectif d’aider ceux qui n’ont pas la chance de gagner », avant de développer un second argument : « Désormais, les opérateurs de paris proposent des jeux ou le 4e et le 5e ont une importance capitale. Pour une plus grande sécurité, l’augmentation des allocations des 4e et 5e a pour but d’inciter les professionnels à défendre leur chance jusqu’au 5e. »

Directeur du Trot, Guillaume Maupas revient sur ce changement : « L’an passé, ce dossier a été présenté et débattu dans les neuf comités régionaux et approuvé à une grande majorité (7 contre 2). » Aux arguments de Dominique de Bellaigue, Guillaume Maupas rajoute : « La valeur des chevaux se resserre de plus en plus. Nous avons besoin de tous les chevaux afin d’assurer le nombre de partants.

Bien qu’il soit trop tôt pour établir un bilan, les professionnels du trot sont plutôt réservés. Pour Yves Dreux, « cela dévalorise la gagne. J’ai l’ impression qu’en France on n’aime pas les gagnants. » Quand à Sébastien Guarato, il estime : « J’aurais préféré qu’on enlève 3% au gagnant et 2% au deuxième plutôt que de pénaliser le seul gagnant. » Certains professionnels se montrent moins sévères, comme Philippe Bengala – « Cette mesure ne me choque pas pour les Grands Prix. Je la trouve gênante pour les pris de série » – ou Philippe Daugeard – « Mon bilan en fin d’année devrait être le même ». Enfin Didier Louis, courtier et propriétaire, y trouve son compte : « Cela va remettre un peu d’ordre par rapport aux grandes écuries. Evidemment, on court tous pour gagner, mais force est de constater qu’on est plus souvent placé que gagnant. »

Article paru dans Le Parisien – Aujourd’hui en France du 17 AVRIL 2013

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